Editeur : Albin Michel

Date de parution : 30 septembre 2015

Dans ma bibliothèque : car mon chéri me l’a offert après une difficile journée de travail en novembre 2015

 

L’auteur :

Est-il besoin de présenter Stephen King ?

Né le 21 septembre 1947 dans le Maine, il ressent très jeune l’envie d’inventer des histoires.

Il est bon élève et obtient une maîtrise en anglais.

Pour gagner sa vie, il exerce divers boulots tout en écrivant.

Son livre ʺCarrieʺ est publié en 1974. La réussite est immédiate.

À partir de là, tous les romans de Stephen King connaissent un énorme succès.

Il a également composé sous le pseudonyme de Richard Bachman.

Aujourd’hui, il fait partie des auteurs les plus traduits et les plus lus… beaucoup de ses oeuvres sont adaptés en films.

Il est marié à Tabitha King (qui écrit aussi) et a trois enfants (dont l’un a suivi les traces).

Stephen King est également fan de base-ball et de rock (il joue de la guitare).

 

Quatrième de couverture

ʺLa foudre est-elle plus puissante que Dieu ?

Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.

Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens... Et qu’il y a bien des façons de renaitre !

Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie.ʺ

 

« On est littéralement sonné par la fin, une des meilleures de King. »Publishers Weekly

 

couverture revival

Résumé de l’ouvrage

Dans les années 1960, le jeune Jamie Morton et sa famille font la connaissance d’un nouveau pasteur, Charles Jacobs.

Lui, son épouse et leur bébé s’intègrent parfaitement à la petite communauté d’Harlow.

L’électricité passionnant autant l’homme d’Église que Jamie, tous deux lient une amitié, qui ne fait que se renforcer quand Charles Jacobs aide le frère de Jamie qui a perdu sa voix.

Hélas, le pasteur va vivre un drame et abandonner sa foi. Il déclamera devant une assistance gênée, un sermon sur Dieu et son imposture.

Contraint de quitter la ville il part continuer sa vie ailleurs.

Jamie, lui, devient adolescent et se découvrant un talent pour jouer de la guitare, fait partie d’un groupe de musique. Il s’éprend également de la belle Astrid avec qui il vivra son premier amour.

Jeune adulte et célibataire, Jamie accro à l’héroïne est renvoyé de son groupe et erre dans une fête foraine, complètement fauché.

Il tombe par hasard sur Charles Jacobs, devenu forain ; il réalise d’étranges portraits (avec l’énergie électrique). Voyant l’état de Jamie, il décide de le prendre sous son aile et de le sevrer de son addiction grâce (toujours) à l’électricité.

Libre de toute accoutumance, mais avec quelques effets secondaires effrayants (somnambulisme, cauchemar…), Jamie part travailler avec Hugh Yates (sous les recommandations de Jacobs) dans un studio d’enregistrement.

Les années passent, Jamie vieillit et finit par apprendre que son ancien ami Charles Jacobs est

devenu un prédicateur évangéliste accomplissant des guérisons miraculeuses lors de revivals.

Trouvant ces rétablissements surprenants, Jamie découvre que plusieurs personnes ayant ʺsubiʺ le revival de Jacobs souffrent de réactions souvent graves (suicides, états catatoniques…).

Entre les deux hommes va s’établir une relation faite de répulsion et chantage.

Jamie forcé, va aider le prédicateur à réaliser son expérience ultime.

Et le final se produira lors d’une nuit orageuse où la foudre est particulièrement virulente.

L’épilogue est prenant, stupéfiant et légèrement effrayant ! (qui a-t-il après la mort ? Hé bien, on l’apprend et c’est particulièrement repoussant).

Je ne veux rien spoiler donc chut, il faudra lire le roman pour tout découvrir.

Mon avis

Tout d’abord, un aveu : Stephen King est mon auteur favori ; je trouve qu’il s’est tout écrire.

Aussi dès qu’un de ses romans sort, il me le faut, et donc… j’ai Revival.

Je sais que beaucoup apprécie la couverture flashy et qui frappe l’œil… moi pas plus que ça. Il y en a eu de plus belle, mais bon, elle est bien dans le thème du récit (l’électricité).

 J’ai beaucoup aimé le début du roman. On se retrouve dans une petite ville tranquille vers les années 60. Tout cela est rassurant.

L’écriture de King est fluide, agréable, il nous conte l’arrivée du pasteur, sa rencontre avec la famille Morton… je rentre aussitôt dans l’histoire et lis la moitié du livre assez rapidement.

Je suis triste pour Charles Jacob quand il perd sa femme et son fils ; j’ai envie de savoir si Jamie va se sortir de l’enfer de la drogue… cependant, les passages où Stephen King parle de l’électricité, la foudre et leurs pouvoirs (à travers le personnage de Jacob) m’ennuient un peu.

Le pasteur qui me plaisait au début du roman devient de plus en plus dérangeant et antipathique. Stephen King a ce génie de composer des personnages vrais aux facettes multiples, ni tout à fait bons, ni tout à fait mauvais (enfin pas tout le temps).

La fin du récit (même si contrairement aux critiques, je n’ai pas trouvé que c’était une de ses meilleures) est assez terrifiante. En fermant l’ouvrage, je me suis empressé de vouloir oublier que la mort pouvait être plus effrayante que la vie… nouvelle preuve du talent de Stephen King… une fois son livre terminé, on y pense encore.

Dans les derniers chapitres, l’admiration envers Mary Shelley et son Frankenstein est plus que palpable et c’est un joli hommage.

On retrouve donc dans ce roman, toute la virtuosité de l’auteur et pourtant, malgré ça, Revival est sans doute l’une de ses rares histoires qui restera longtemps dans ma bibliothèque sans que je le relise.

Je ne suis pas arrivé à m’attacher aux deux personnages principaux.

King a créé des méchants charismatiques, mais le pasteur est juste nauséabond et une fois âgé presque pathétique.

Jamie est un jeune sympathique puis un drogué sans envergure (mais j’espérais qu’il s’en sorte) adulte, aux prises avec le mal (représentait par son ancien ami) il est plus passif qu’actif.

Bref, à lire, car ça reste un Stephen King plein de surprises et bien écrit, mais ne pas s’attendre à découvrir son meilleur roman (qui pour moi est

22/11/63).

Ode C.